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mercredi 27 mai 2020

Le premier tour des élections municipales a eu lieu le 15 mars, deux jours avant le début du confinement.



Le premier tour des élections municipales a eu lieu le 15 mars, deux jours avant le début du confinement.

Municipales : le Conseil constitutionnel va se prononcer sur la validité du premier tour

Le premier tour des élections municipales pourrait-il être annulé ? C’est très peu probable, mais les candidats qui estiment que l’épidémie de coronavirus a altéré ce scrutin le 15 mars ont obtenu une première victoire : le Conseil constitutionnel se prononcera sur cette élection. Le Conseil d’Etat lui a en effet transmis lundi 25 mai deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) sur le sujet, selon deux décisions consultées par Marianne. Autrement dit, le Conseil constitutionnel devra contrôler si ce premier tour, tenu dans des circonstances très particulières, était bien conforme à la Constitution.

"Abstention contrainte"

Un peu partout en France, de nombreux candidats malheureux aux municipales ont déposé des recours devant la justice administrative. Des démarches soutenues par l’association « 50 millions d’électeurs ! », qui a fait de l’annulation du premier tour son combat. « Le motif principal que nous invoquons est l’insincérité du scrutin », explique son président Renaud George. Maire sortant de Saint-Germain-au-Mont-d’Or, une petite commune près de Lyon, lui-même a été battu dès le premier tour. « Une abstention contrainte a conduit une partie de la population à ne pas pouvoir s’exprimer, déplore-t-il. Je pense aux plus de 60 ans, mais aussi à la tranche d’âge 25-40 ans, celle où l’on a souvent de jeunes enfants et où l’on peut avoir des craintes pour leur santé. D’autres catégories ont pu s’exprimer plus fortement, ce qui amène à un déséquilibre, car on ne vote pas tout à fait de la même façon selon les tranches d’âge. » Les requérants citent notamment l’article 3 de la Constitution, selon lequel le suffrage « est toujours universel, égal et secret ».
Dans une tribune publiée le 15 mai par Marianne, plusieurs constitutionnalistes et juristes avaient réclamé que le Conseil constitutionnel se prononce sur ce premier tour. Mais le débat fait rage à propos de l’impact du coronavirus sur les résultats. S’il ne fait aucun doute que l’épidémie a découragé de nombreux électeurs d’aller aux urnes (l’abstention a culminé à 55,4%), a-t-elle vraiment défavorisé certains candidats ? « La montée de l’épidémie a eu, bien sûr, un effet global sur la participation à l’élection municipale, mais elle n’a pas affecté les dynamiques en cours, ni l’influence des événements antérieurs tels que la crise des “gilets jaunes” », écrit le démographe Hervé Le Bras dans une note publiée par la Fondation Jean-Jaurès.

"La situation est sans précédent"

Le Conseil constitutionnel a en principe trois mois pour rendre sa décision, mais ses membres auront forcément en tête la date du 28 juin fixée par le gouvernement pour le second tour des municipales, sous réserve de l’évolution de l’épidémie. Dans un rare entretien au Figaro, en avril, le président de l’institution, Laurent Fabius, affirmait d’ailleurs que le Conseil se tenait « évidemment prêt à statuer sur les QPC urgentes ». Et il pensait notamment à ces municipales si particulières... « La situation est sans précédent dans notre histoire politique contemporaine, estimait-il. Des questions inédites se posent au regard, notamment, du principe d’égalité ou de l’exigence constitutionnelle de sincérité du scrutin que le Conseil constitutionnel déduit de l’article 3 de la Constitution. » Des questions qui attendent désormais une réponse.

vendredi 21 décembre 2018

NOUVELLE ÉMISSION : #26mai2019, le peuple à Bruxelles !

Cette émission dédiée aux prochaines élections européennes vous fera découvrir les candidat·e·s insoumis·es, le programme et reviendra, grâce aux différent·e·s intervenant·e·s, sur l’actualité. Le tout, sous forme de débats, de questions et de jeux interactifs. Pour animer ces instants d’échanges autour des 4 candidat·e·s, un binôme de présentation composé de Manon Aubry et Manuel Bompard, têtes de listes pour les prochaines élections ainsi que les interventions de deux chroniqueur·se·s. Lors de cette émission, apprenez à connaître : – Marina Mesure, conseillère sociale d’une organisation syndicale européenne, spécialiste du travail détaché – Mauricio Garcia-Pereira, lanceur d’alerte sur la maltraitance animale à l’abattoir de Limoges – Jeanne Chevalier, travaille dans une mairie de Seine-Saint-Denis, spécialiste des questions économiques, en particulier des banques – Jim Delémont, étudiant en sociologie de l’action publique, engagé au sein de la ZAD de Notre-Dame des Landes



mardi 11 décembre 2018

Manon Aubry, l'insoumise varoise en pôle position

Var Matin 11/12/18
"La politique n’est pas un métier": 
Qui est Manon Aubry, varoise tête de liste pour la France insoumise aux élections européennes
La Raphaëloise franchit le Rubicon entre engagement citoyen et vie politique.




La Raphaëloise de 29 ans vient d’être élue à la convention de la France insoumise tête de liste pour les élections européennes de mai prochain. Un sacré défi pour une novice en politique.



A la radio, sur les plateaux de télévision, les chiffres de l’évasion fiscale qu’elle présente, la liste des paradis fiscaux qu’elle détaille sont commentés avec assurance.
Co-auteur du rapport CAC 40: des profits sans partage, et de bien d’autres, Manon Aubry a été élue dimanche tête de liste de la France insoumise aux élections européennes de mai 2019.

La Varoise, responsable de plaidoyer justice fiscale et inégalités à l’ONG Oxfam, est un atout pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon qui cherche des profils issus de la société civile. Elle le rencontre en août dernier à Marseille mais cette fonceuse a pris le temps de la réflexion avant d’accepter la proposition, qui la propulse en pleine lumière.

Restez-vous à Oxfam?
Non. Même si la politique n’est pas un métier, le mélange des genres ce n’est pas ma façon d’agir. Il faut que je puisse travailler – une campagne ça demande du temps, de la disponibilité – et qu’Oxfam garde son indépendance.

A-t-il été facile de franchir le Rubicon entre engagement citoyen et vie politique?
Après avoir été approchée à la fois par le comité électoral puis la direction des Insoumis cet été, j’ai eu une longue hésitation. C’est une décision majeure pour ma vie personnelle.

Vous êtes jeune, novice en politique, n’est-ce pas risqué?
Je mesure la difficulté. Je me suis posé la question: est-ce que je ne devrais pas être plus utile au monde associatif qu’au monde politique? En même temps, c’est un prolongement naturel de mon engagement. Donner un débouché politique à mon engagement, concrétiser mes combats… Il y a une cohérence. Ce que je dénonçais hier, je le dénonce aujourd’hui. Ce qui compte, ma priorité, c’est la sincérité, sinon, les gens ne croient plus à la politique. Je suis moi, avec tout mon engagement. La sincérité, ce doit être le maître mot quand on fait de la politique.
Avez-vous été encartée dans un parti politique?
Une année au PS, il y a plus de dix ans, mais je ne me retrouve pas dans ce parti. C’est un choix audacieux de la part de la France Insoumise…
Un choix assumé, celui d’aller chercher les compétences là où elles sont. J’ai une expertise dans la lutte contre l’évasion fiscale, les inégalités, que je vais porter dans l’arène politique. Aucun mouvement politique ne confie de telles responsabilités à quelqu’un qui n’a jamais fait de politique. La France Insoumise ne fonctionne pas comme les autres partis. J’étais à la convention à Bordeaux où été réunies 1500 personnes, dont les deux-tiers, tirés au sort, sont des militants lambda, pas des cadres, qui participent à la vie démocratique. Ce n’est pas une succession de discours, mais des tables rondes de cinq à huit personnes qui travaillent sur des sujets précis. Quel parti fait cela, donner la voix à des militants de base pour faire remonter des idées, des propositions? Il y a une vraie vitalité. ça renouvelle la vie politique. La France insoumise innove, peut-être pas de manière parfaite, mais elle le fait.
Vous allez prendre des coups. Êtes-vous prête?
Oui, je sais que je vais en prendre, que c’est difficile, violent, surtout pour une jeune femme inexpérimentée comme moi.
Mais notre force, ce sont nos projets, nos convictions, notre programme. Toutes les fois où je serai attaquée, je reviendrai à ça. La sincérité, c’est aussi refuser certains débats de personnes pour revenir au débat d’idées. Celui-là ne me fait pas peur.
Viendrez-vous en campagne électorale dans le Var?
Oui, mais les dates ne sont pas encore fixées.
Née à Fréjus
Née à Fréjus le 22 décembre 1989, Manon Aubry a grandi à Saint-Raphaël. Fille d’un couple de journalistes, cette très bonne élève, qui aime citer Victor Hugo, s’est engagée très tôt.
D’abord au lycée Saint-Exupéry, où elle organise les manifestations en 2005, contre la loi Fillon qui visait à supprimer des postes dans l’Éducation nationale. Elle se souvient avoir croisé dans les couloirs du bahut un autre élève, David Rachline, devenu depuis maire de Fréjus et porte-parole de Marine Le Pen.
Leurs rapports sont "très tendus". Élue porte-parole des lycéens, elle les représente au conseil régional des jeunes en 2006.
Cette année-là, elle prend la tête (déjà…) de la fronde contre le CPE, avant d’être élue pour siéger au Conseil national de l’éducation en 2007.
Elle poursuit le militantisme à Sciences po Paris, au syndicat étudiant UNEF. Ses premières expériences professionnelles pour diverses ONG humanitaires la font voyager en Afrique Subsaharienne.
Encartée "un an seulement" au parti socialiste, Manon Aubry entre désormais de plain-pied dans l’arène politique.
Telle mère telle fille
Très attachée à Saint-Raphaël où elle revient chaque année pour les fêtes de fin d’année, Manon Aubry aime rappeler qu’elle a aussi des origines corses, du côté de sa mère, Catherine Aubry, notre ancienne consœur.
Elle partage avec cette dernière de solides convictions, le goût du débat, et un caractère bien trempé. Elles mèneront ensemble la bataille des Européennes puisque Catherine Aubry, qui avait été candidate aux élections législatives de 2017 dans la 5e circonscription du Var, figure également sur la liste de la France insoumise… en 59e position.
L’élève va assurément dépasser le maître.





jeudi 6 décembre 2018

Les candidats de la France insoumise pour les élections européennes.Suite et presque fin....

(Voir la publication originale en cliquant ici)

et pour les précédentes    

première série

 deuxième série
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Troisième série de 20 candidat·e·s de la liste de la France insoumise aux élections européennes ! dans  
A la Une - Européennes 2019, Actualités du mouvement







Conformément aux annonces du Comité électoral, retrouvez dans cet article la troisième série de 20 candidat·e·s de la liste de la France insoumise aux élections européennes de 2019.
Découvrez les 4 nouvelles candidatures ! 
Consultez aussi :
– la première partie des candidat·e·s déjà publiée
– la deuxième partie des candidat·e·s
Rendez-vous ce samedi 8 décembre dès 14h lors de la Convention pour la publication et le vote sur la liste complète des candidat·e·s de La France insoumise aux élections européennes.

Carole Mare

33 ans – Occitanie – Militante pour la condition animale
    « Militante de la condition animale depuis une dizaine d’années, j’ai grandi dans une ferme en Ariège. Après une succession de jobs alimentaires, j’ai choisi de vivre précairement pour militer à plein temps. Je suis également famille d’accueil pour chats en fin de vie.
Mon engagement a commencé par du bénévolat auprès d’enfants de milieux défavorisés. Puis j’ai découvert la réalité de la condition animale et j’ai fondé une association à Toulouse avec un paysan local. Nous avons mené des actions de rue et mis en place des adoptions de poules « de réforme ». Cette association s’est peu à peu transformée en antenne de l’association L214.
Je souhaite porter la voix des animaux, victimes invisibles et silencieuses du capitalisme. Parce que leur exploitation acharnée est institutionnelle et légale alors même que plus personne ne peut douter de leurs ressentis : les mêmes que nous ressentirions dans la même situation. Parce qu’ils n’ont aucun droit et sont exploités jusque dans leur chair pour des raisons de tradition et de profit, et traqués jusque dans les derniers espaces que ne nous ne leur avons pas encore volés.
Il est temps de dégager les lobbies et d’instaurer une société pacifique, d’entraide, en rétablissant l’injustice profonde qui est faite aux plus fragiles et aux plus vulnérables d’entre nous au détriment de notre propre humanité :
– pour le respect des libertés fondamentales ;
– pour une justice pour l’ensemble des êtres sensibles ;
– pour que les animaux ne soient plus considérés comme des choses ;
– pour une agriculture éthique et durable ;
– pour dégager les lobbies ;
– pour une Europe de la paix. »

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Frédéric Viale

53 ans – Île-de-France – Militant altermondialiste, auteur de plusieurs livres critiques sur les accords de libre-échange
    « Après avoir participé à l’aventure de la création d’Attac France ainsi que du comité local que j’ai animé 3 ans, j’ai eu à cœur de prendre en charge les campagnes successives d’Attac contre l’OMC puis contre les Accords de libre-échange (TAFTA, CETA, JEFTA etc.). Ce combat m’a permis de comprendre que l’Union européenne telle qu’elle est ne constitue pas une solution mais un problème. Ce combat m’a amené également à écrire deux livres, un directement sur l’UE, l’autre sur le libre-échange.
Le néo-libéralisme au service des intérêts financiers et marchands a clairement pour programme d’écarter les peuples des choix politiques et du champ économique mais aussi de marginaliser les principes démocratiques eux-mêmes. Dés lors, le combat de La France insoumise me paraît utile puisqu’il consiste à faire le lien entre les politiques austéritaires et autoritaires menées actuellement en France avec les orientations de l’UE ultra-libérale. Ce combat est également nécessaire pour la réussite d’une stratégie de conquête du pouvoir. Les urgences sociales, climatiques, démocratiques ne nous permettent plus d’attendre, pas davantage que la montée des périls d’extrême-droite encouragée de fait par les politiques actuelles et que seules les forces de gauche pourraient contrecarrer. Toutes ces raisons m’amènent à franchir le pas et à passer du mouvement social à l’engagement politique actif en acceptant de faire partie de la liste France insoumise aux élections européennes de 2019.
Je pense pouvoir amener une analyse permettant de saisir la portée du libre-échange comme idéologie mortifère pour la démocratie car elle installe dans les têtes et la pratique l’idée que la concurrence de tous contre tous constitue le seul horizon de nos vies. L’Union européenne étant actuellement le théâtre principal où se met en place le libre-échange, il est normal que ce soit là qu’il faille agir. »
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Landry Ngang

19 ans – Île-de-France – Etudiant, militant des quartiers populaires
    « Je m’appelle Landry Ngang et je suis un jeune dionysien. J’ai découvert La France insoumise par hasard il y a deux ans sur les réseaux sociaux grâce à une vidéo de Jean-Luc Mélenchon qui présentait le programme du mouvement ainsi que ses principes : ce fut une véritable claque ! Je venais de trouver quelqu’un qui parvenait à défendre mes idées avec des mots simples, que tout le monde pouvait comprendre.
Après m’être malheureusement retrouvé sans fac en septembre 2017, j’ai commencé ma toute première expérience de militantisme au sein de La France insoumise.
Cette première année de militantisme m’a apporté énormément de choses tant sur le plan personnel qu’amical. Si je devais retenir trois moments militants forts je retiendrais : mon investissement dans la lutte contre la loi ORE, mon aide dans l’occupation de Paris 8 pour un accueil digne des réfugié·e·s ainsi que mon investissement dans la campagne des Rencontres Nationales des Quartiers Populaires. 
J’ai compris quelques mois après mes débuts de militantisme pourquoi j’allais me battre : pour les banlieues, pour la démocratie et contre l’austérité.
Et pour ça il faudra conquérir l’Europe avec et pour le peuple ! »
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Mauricio Garcia-Pereira

49 ans – Nouvelle-Aquitaine – Lanceur d'alerte, ancien employé dans un abattoir, auteur de "Ma vie toute crue"
    « Je m’appelle Mauricio Garcia Pereira, j’ai 49 ans, j’habite en France depuis 2001, et je suis père de deux enfants nés et élevés en France.
Pendant plus de 6 ans, j’ai travaillé dans le plus grand abattoir municipal de France à Limoges. Au sein de l’abattoir, j’ai découvert un monde à part, celui de quelques-un·e·s qui font fièrement manger la planète entière mais avec des méthodes sauvages qui ne respectent pas les ouvrier·e·s d’abattoirs et surtout pas les animaux. La société ne veut pas savoir ce qui s’y passe, et préfère vivre dans « le déni » plutôt que de reconnaître « la vérité ». Par exemple, l’abattage « des vaches gestantes ». Par dizaines, voire centaines, tous les jours, pour que les lobbies puissent tout simplement contrôler le prix au kilo de la viande sur le marché.
C’est tout cela et beaucoup plus que je décris dans un livre qui a été publié en mai 2018 chez Plon, « Ma vie toute crue ». Voilà une des bases de mon combat à présent : des réformes officielles, que les abattoirs seront obligés de respecter, des nouvelles lois, en faveur des animaux destinés à l’élevage et à l’abattage pour la consommation.
Je soutiens la France insoumise et me suis porté volontaire pour participer à sa liste pour les élections européennes parce que les politicien·ne·s qui dirigent la France et surtout l’Europe aujourd’hui ne sont pas à la hauteur des attentes de la majorité de nos concitoyen·ne·s en Europe. Si on ne fait rien maintenant pour lutter contre la surconsommation, la surexploitation (des océans, du terroir, des ressources naturelles, des énergies fossiles, etc.), le capitalisme, la mondialisation… Comme la majorité des pères et mères de famille, je me demande aujourd’hui ce qu’on va laisser, à mes enfants, à nos enfants. Aujourd’hui je me présente à vous comme un insoumis de plus parmi les millions qui habitent en France, en Europe et dans le Monde. »
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Sébastien Delogu

31 ans – Région Sud – Marseillais et militant des quartiers populaires
    « Je m’appelle Sébastien Delogu. Je suis né et j’ai grandi dans les quartiers nord de Marseille, où je vis toujours. Je suis père de deux merveilleux enfants.
Pendant neuf ans, j’ai été chauffeur de taxi, une activité qui m’a conduit à lutter contre l’ubérisation de cette profession et plus largement celle de la société. 
Mon parcours professionnel m’a aussi amené à conduire des enfants handicapé·e·s et à être confronté à de nombreux problèmes liés aux handicaps. 
Aujourd’hui encore, je reste très sensible à ces réalités humainement très difficiles.
Ayant constaté le délabrement de l’école de mes enfants située dans les quartiers nord de Marseille, j’ai été à l’initiative avec les parents d’élèves, leurs enfants ainsi que des insoumis·es, d’une action citoyenne visant à la repeindre, « Une action d’auto-organisation inédite. »
Depuis, j’ai endossé la casquette de lanceur d’alerte local en réalisant des vidéos sur le quotidien des habitant·e·s et des familles de ces quartiers. 
Mon objectif est de dénoncer l’inertie des autorités publiques. Dans cet engagement, je travaille étroitement avec les collectifs citoyens et les associations, parce que nos quartiers populaires sont abandonnés. 
Je me battrai pour redonner la parole aux habitant·e·s et pour faire respecter leurs droits trop souvent ignorés, pour faire triompher les valeurs de la République dans ces territoires pleins de richesse. 
Détestant les injustices, je considère indispensable que le pouvoir revienne au peuple. »
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Les 20 candidat·e·s

Deuxième partie de la liste

candidats europeennes

Première partie de la liste déjà publiée









jeudi 29 novembre 2018

Les candidats de la France insoumise pour les élections européennes : c'est parti !

Voir la publication originale
 ICI première série

 ICI deuxième série

ICI troisième série
 






Une première série de 20 candidat·e·s de la liste de la France insoumise aux élections européennes !

 dans À la uneA la Une - Européennes 2019





Conformément aux annonces du Comité électoral, retrouvez dans cet article une première série de 20 candidat·e·s de la liste de la France insoumise aux élections européennes de 2019.
Découvrez les 6 nouvelles candidatures ! 
J’ai 26 ans et j’ai toujours été très engagée politiquement. J’ai commencé avec les mouvements lycéens, puis à l’université en me révoltant contre les inégalités sociales.
J’ai suivi un enseignement public, dans des établissements difficiles et j’ai réalisé mes études en communication en apprentissage à l’Éducation Nationale, en Ile-de-France où j’ai porté un projet de concours d’arts appliqués afin de valoriser les filières professionnelles artistiques dans les lycées du 93.
Je suis engagée en politique au sein de la France insoumise dans nos groupes d’actions locaux, mais aussi au niveau de l’environnement avec Alternatiba.
Je mène personnellement des projets culturels, pour valoriser la culture urbaine et mettre en valeur les artistes de rue.
A présent, j’ai terminé mes études et je suis toujours précaire (chômage, CDD, payé au SMIC avec Bac+3…).
Mes urgences sont donc celles de la jeunesse (emploi, éducation, environnement, accès à la culture).
Je m’appelle Christine Piguel-Coutard, j’ai 62 ans et je travaille à la Direction Départementale des Finances Publiques du Morbihan. Je suis née à Nantes et vis à Vannes depuis 15 ans.
J’ai commencé à militer en 2005 pour le Non au Traité Constitutionnel Européen auprès de l’association ATTAC puis d’un « collectif anti-libéral » à Vannes. 
Après quelques années passées auprès du Mouvement des Objecteurs de croissance, j’ai adhéré au Parti de Gauche et participé localement aux élections électorales du « Front de Gauche ».
Je suis militante syndicale et membre du bureau départemental de Solidaires Finances Publiques dans lequel je m’investis pour la défense des services publiques.
Mon engagement principal touche la défense du climat et l’agriculture biologique et paysanne. J’ai organisé des « vélorutions » pendant une année sur la ville de Vannes afin de promouvoir les déplacements doux. J’ai créé 2 AMAP afin de favoriser l’installation de 2 jeunes agriculteurs en bio.

Actuellement, je suis engagée auprès de militantes et militants d’associations laïques, de syndicats et d’organisations politiques sur la question de la laïcité : « Ne touchez pas à la loi de 1905 » suite à l’initiative nationale de la Libre Pensée.
Née en 1968, maman de deux enfants, j’ai obtenu un diplôme de stylisme et bien des années plus tard, celui d’éducatrice technique spécialisée.
Après avoir vécu en Italie, puis en Angleterre, je suis restée à Paris où j’ai travaillé pour plusieurs enseignes dans le secteur commercial. Après une période de chômage, j’ai trouvé un emploi en Normandie de monitrice d’atelier culinaire pour jeunes en situation de handicap. À la limite du burn-out, nous avons convenu d’une rupture conventionnelle après douze années au sein de l’association.
Aujourd’hui, je suis militante écologiste en reconversion professionnelle (un projet d’habitation bio devrait voir le jour) avec mon conjoint.
Très sensible à l’état de notre planète, mon engagement ne cesse de grandir. En 2016, j’organisais sous l’égide des sciences au Havre la première Marche pour sensibiliser les citoyens à l’urgence climatique. A l’époque 17 villes françaises avaient participé.
Plus récemment, j’ai organisé les marches pour le climat du 8 septembre, du 13 octobre et du 8 décembre.
En février 2018, j’ai créé l’association « L’abeille Écolo » et initié son premier événement où une petite quarantaine d’intervenants étaient réunis, dont des associations comme Greenpeace, L214… L’idée étant de sensibiliser un maximum de personnes à l’écologie et au changement climatique. Le prochain évènement est prévu en mars 2019.
Mon engagement ? Défendre l’humain et notre belle Planète, et non un système capitaliste qui n’a plus de sens mais un monde de « Paix » !
Mon engagement citoyen et politique remonte à mon adolescence. Je suis comme ce « vilain » gaulois d’Asterix, je suis tombé dans la marmite dès mon adolescence contre la loi sur l’éducation du ministre Haby.
Puis ensuite dans ma vie professionnelle avec le Syndicat Français des Artistes (CGT) mais également à la FCPE, à la Ligue de l’enseignement, sans parler de mes engagements associatifs dans les domaines de la culture et du sport. C’est donc fort logiquement que je me suis retrouvé élu à Alençon comme conseiller municipal et communautaire en 1995.
Je suis actuellement adjoint au Maire de Commensacq (Landes) et je siège dans plusieurs commissions du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne. C’est un moment particulier d’être candidat, c’est l’occasion de renouer le dialogue avec celles et ceux qui depuis quelques semaines ne se résignent pas devant l’injustice des politiques de régression écologique, économique, sociale et culturelle pour les peuples européens.
Pour lutter contre l’asservissement de l’art à la finance. Parce que c’est dans ce que l’on appelle l’entreprise de culture que se façonne la langue de la domination, le langage du « spectaculaire » et des divertissements qui sont essentiels à l’absence de pensée ou au prêt à penser dans quoi on veut plonger nos contemporains. Nous sommes à un carrefour. Nous vivons une faillite à l’époque où nous devrions vivre une renaissance. Soyons debout poétiquement et politiquement avec vitalité, même si elle est désespérée, dirait Pasolini. N’ayons pas de retard d’avenir.
Parce que le théâtre n’est pas le résultat, mais constitutif de la démocratie.
Parce que personne ne peut regarder une œuvre d’art sans se sentir plus libre.
Parce que la démocratie ce n’est pas les autres c’est toi.
Parce que l’art est un levier contre l’indifférence.
Parce que la multiplication des langues est notre garantie contre la barbarie.
Parce que « Nous n’avons rien fait pour qu’il n’y ait pas de fascistes. Nous les avons seulement condamnés, en flattant notre conscience avec notre indignation, plus forte et impertinente était notre indignation, plus tranquille était notre conscience » Pier Paolo Pasolini
Si nous pouvons grâce à l’art faire l’expérience de quelque chose, alors il nous est peut-être possible de modifier notre avenir, car l’expérience grave des leçons dans nos cœurs grâce à la souffrance, alors que réfléchir nous laisse intacts… Il est crucial d’enregistrer et de confier à la mémoire des événements jamais vécus – afin d’éviter qu’ils se produisent.
Penser est un élément moteur d’un être humain car cela lui permet d’entrevoir son devenir révolutionnaire…
On ne sortira pas du mode social de production capitaliste sans en décomposer en nous le langage. Il ne s’agit donc pas de sortir du capitalisme, il s’agit que le capitalisme sorte de nous.
Anthony Gratacos, Moussy-le-Neuf, 33 ans, marié, 2 enfants mais bientôt 3. Né à Meaux, je suis conseiller municipal d’opposition dans l’un de ces territoires péri-urbain qui subissent de plein fouet les conséquences du désengagement de la puissance publique et les mutations de notre économie.

Mon premier combat politique, je le mène en 2002 suite à l’élection présidentielle, contre l’extrême droite. De nombreuses autres mobilisations suivirent (CPE, autonomie des universités, …). En 2016, c’est contre la casse du code du travail que je me suis battu en animant un groupe de chefs d’entreprise contre la loi travail. Patron d’une entreprise de 21 salariés implantée sur la plateforme aéroportuaire de Roissy, je suis convaincu que le droit du travail, les cotisations sociales, … ne sont pas un frein à l’activité mais un garde fou qui protège nos entreprises, les salariés et l’économie. C’est sur ces sujets mais aussi sur les questions fiscales que je souhaite m’impliquer lors de la campagne.

Militant socialiste depuis 2003, j’ai fait le choix il y a quelques mois de suivre Emmanuel MAUREL dans sa démarche au sein d’APRÈS afin de construire, ensemble, le front populaire du XXième siècle.