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samedi 15 juin 2019

TUTO : COMMENT SIGNER CONTRE LA PRIVATISATION D'AÉROPORTS DE PARIS




En 2 minutes, on vous explique comment empêcher Macron de brader le patrimoine français, en signant pour la pétition contre la privatisation d'Aéroports de Paris, malgré les obstacles...

lundi 10 juin 2019

Petit arbre parti trop tôt : RIP le chêne offert à Trump par Macron


La photo de Donald Trump et Emmanuel Macron plantant un chêne dans les jardins de la Maison Blanche avait symbolisé l'amitié affichée par les deux dirigeants.


Par Magazine Marianne

Le chêne sentait le sapin. L'arbre offert par Emmanuel Macron à Donald Trump en avril 2018, à l'occasion de la visite d'Etat du président de la République à Washington, est mort, nous apprend l'AFP ce lundi 10 juin. Tout un symbole, ce chêne ayant eu pour vocation de symboliser l'amitié alors affichée par les deux chefs d'Etat à grand renfort de tapes dans le dos et d'interminables poignées de main. Accompagnés de leurs épouses, ils avaient d'ailleurs, pelles dorées en main, jeté une poignée de terre sur les racines de l'arbuste sous l’œil des caméras du monde entier.
La jeune pousse, qui venait d'une forêt du nord de la France où périrent plus de 2.000 Marines américains pendant la Grande Guerre, avait presque immédiatement disparu, pour être placé en quarantaine. "C'est obligatoire pour tout organisme vivant importé aux Etats-Unis", avait alors expliqué l'ambassadeur de France aux Etats-Unis de l'époque, Gérard Araud, assurant : "Il sera replanté après". En fait, il n'a jamais été replanté, a appris l'AFP de source diplomatique : l'arbre est mort durant sa quarantaine.
Quant aux relations entre Emmanuel Macron et Donald Trump, qui se sont retrouvés à l'occasion du 75e anniversaire du Débarquement
allié en Normandie, elles ont également perdu de leurs feuilles depuis lors
, avec de nombreux désaccords, de l'Iran au commerce…

mardi 30 avril 2019

1er mai 2019 : c’est le moment !

A l'occasion du 1er mai, je vous retransmet l'article d’Évariste


ReSPUBLICA

lundi 29 avril 2019
Par
Pour réagir aux articles,
écrire à evariste@gaucherepublicaine.org
 
Cette année, le 1er mai – journée internationale des travailleurs – s’inscrit dans un contexte particulier, après le « 24ème acte » du mouvement des gilets jaunes et presqu’une semaine après les « non-annonces » du Président de la République qui continue d’appliquer son programme ultra-libéral. Ce n’est pas la première fois que cette journée de mobilisation traditionnelle revêt un caractère spécial. Il suffit de regarder quelques années en arrière pour s’en apercevoir, en 2002 – lors de l’entre-deux-tours présidentiel alors que le Front national était au second tour – ou en 2016 – lors de la « loi travail » – ou bien encore simplement l’année précédente avec un niveau de radicalité très présent dans plusieurs grandes villes de France. Alors pourquoi cette année serait si spéciale ?
Il n’est donc pas question de tout miser ou de tout espérer d’un 1er mai qui permettrait de gagner en une seule journée – nous savons que la construction du rapport de force passe aussi par la construction des organisations politiques, syndicales, d’éducation populaire – mais il convient de réfléchir à la portée symbolique et stratégique de cette journée actuellement. En effet, celle-ci survient après cinq mois de mobilisation sociale dans le cadre d’un mouvement atypique et fort que représentent « les gilets jaunes », après une mobilisation toute aussi importante sur les thématiques écologiques et dans un contexte où le gouvernement (qui a certes été obligé de lâcher sur quelques points) continue de vouloir appliquer sa politique de classe envoyant un signal fort qui doit appeler une riposte générale. Mais ce n’est pas tout, car trois points viennent s’ajouter à cette situation qui peuvent la rendre en somme exceptionnelle :
Le mouvement syndical combatif qui comprend la nécessité d’avoir un 1er mai très réussi pour différentes raisons. Côté CGT, l’approche du 52ème congrès compte pour la mobilisation, de plus en interne la contestation gronde contre le réformisme de la « direction » (qui a débouché sur un appel de plusieurs fédérations et unions départementales il y a quelques semaines pour le 27 avril 2019) et il ne faut pas oublier que certains militants CGT souhaitent que le syndicat revienne sur le devant de la scène. Côté Solidaires, si le syndicat a pris position assez rapidement pour le mouvement des gilets jaunes et que la jonction dans le secteur privé s’est faite plus facilement avec ces derniers, il sait également l’importance d’exister en tant que tel lors du 1er mai, mais le versant fonction publique prépare aussi la date du 9 mai comme une journée de grève nationale. Des secteurs fortement mobilisés comme l’éducation devront aussi grossir les rangs, notamment avec la FSU.
La tentation du tout répressif par le gouvernement (interdictions administratives de manifester, véhicules blindés, flash-balls, brigades des voltigeurs remises en place…) qui n’aura pas éteint la contestation mais au contraire rassemblé dans une fraternité sociale des mouvements et citoyens qui ont tous été frappés par la violence, « pacifistes » compris. Il s’agit donc d’un moment important, à savoir celui où il faut démontrer que la liberté de manifester, d’expression, base d’une société démocratique, ne peut être remise en cause impunément par le gouvernement. Les appels à un « acte ultime », à l’alliance des gilets jaunes et rouges, à une contestation générale, circulent massivement sur les réseaux sociaux et militants et pourraient être partagés par de nombreuses personnes passant outre les chapelles et le sectarisme.
L’auto-organisation acquise dans le cadre du mouvement des gilets jaunes par des dizaines de milliers de citoyens, qui en plus de s’être fortement conscientisés, savent que la convergence est nécessaire, qu’il est indispensable de s’allier avec le mouvement syndical notamment et que le 1er mai représente une journée qui pourrait être la démonstration de force nécessaire pour faire plier le gouvernement. Ainsi, sans avoir besoin d’organiser des montées en car à Paris, la ville devrait bien être l’épicentre d’un mouvement pluriel, aux modalités de manifestation différentes, mais unies dans un ras-le-bol explosif.
Si nous rajoutons à cela l‘approche des élections européennes, les organisations politiques devraient mobiliser de manière importante, du mouvement anarchiste dès le matin (il faut aussi prendre en compte le renforcement relatif de ces organisations depuis quelques mois) jusqu’aux partis politiques avec essentiellement la France insoumise, mais aussi sûrement un rebond du PCF. Autant dire que chaque appareil et courant a toutes les raisons du monde de se mobiliser de manière conséquente cette année, qu’il s’agisse de raisons stratégiques, de calendrier interne ou politique… mais aussi pour opposer une réponse au gouvernement avec un mouvement social qui peut faire trembler le pouvoir s’il reste déterminé.
Cette journée du 1er mai ne résoudra pas les questions du blocage de l’économie, de la construction d’une grève public/privé réellement effective, mais a déjà permis de faire bouger les lignes dans de nombreux collectifs militants, sur la nécessité de hausser le ton pour se donner les moyens de construire une République réellement sociale. Il s’agit d’un moment qu’il faut saisir, en se donnant les moyens possibles de réussir ce 1er mai, c’est-à-dire commencer par toutes et tous y participer, avec ou sans gilets jaunes, avec ou sans attaches politiques ou syndicales, mais pour faire masse et marcher vers nos objectifs.
Alors si vous hésitez encore à sortir demain, en pensant qu’il s’agit d’une énième manifestation, c’est peut-être le moment d’y aller et d’entraîner le plus grand nombre

mardi 8 janvier 2019

Thomas Porcher Traité d'économie hérétique


Traité d'économie hérétique

Un anti-manuel d'économie par une voix de l'hétérodoxie.
«  La dette publique est un danger pour les générations futures  », «  La France n’a pas fait de réformes depuis plus de trente ans  », «  Notre modèle social est inefficace  », «  Le Code du travail empêche les entreprises d’embaucher  », «  Une autre politique économique, c’est finir comme le Venezuela  »  ; telles sont les affirmations ressassées en boucle depuis plus de trente ans par une petite élite bien à l’abri de ce qu’elle prétend nécessaire d’infliger au reste de la population pour sauver la France.
Ces idées ont tellement pénétré les esprits qu’elles ne semblent plus pouvoir faire l’objet du moindre débat. C’est justement l’objet de ce livre  : regagner la bataille des idées, refuser ce qui peut paraître du bon sens, tordre le cou à ces prétendues «  vérités économiques  ».
Savez-vous qu’il y a eu plus de 165 réformes relatives au marché du travail depuis 2000 en France  ? Que nous avons déjà connu une dette publique représentant 200  % du PIB ? Que plus de la moitié de la dépense publique profite au secteur privé  ?
Dans ce traité d’économie hérétique, Thomas Porcher nous offre une contre-argumentation précieuse pour ne plus accepter comme une fatalité ce que nous propose le discours dominant.
 
Thomas Porcher est économiste. Membre des Économistes atterrés, docteur en économie à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, il est professeur associé à la Paris School of Business. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages notamment Introduction inquiète à la Macron-économie (Les petits matins) et de publications dans des revues académiques internationales.

dimanche 16 décembre 2018

Procès UBS : amende de 3,7 milliards d’euros requise, un record en France

Une amende de 15 millions d'euros contre sa filiale UBS France a également été requise.

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dimanche 19 août 2018

Défense de se plaindre

Se plaindre, quoi de plus habituel, voire naturel.

Nous savons que c'est un véritable fléau pour la vie personnelle et la société toute entière. D’accord! mais comment en sortir et modifier nos habitudes comme nos relations aux autres?

Les plaintes sont comme des fauteuils à bascule: elles assurent le va-et-vient mais ne nous mènent nulle part.

Les plaintes sont un trou noir dans lequel l'énergie se disperse.
Si nous changeons nos habitudes, nous changeons de caractère.
Ce sur quoi vous vous concentrez, devient votre réalité.
Le fait de se plaindre nuit au cerveau.

"Que les choses soient ainsi ne veut pas dire que c'est ainsi qu'elle doivent être.
Le problème c'est que, quand il s'agit de se retrousser les manches, il y a un prix à payer: c'est à ce moment-là que la très grande majorité préfère se plaindre au lieu d'agir."

Giovanni Falcone




jeudi 14 juin 2018

Courriel de Catherine Aubry envoyé au commissaire enquêteur concernant le déclasssement de la voie d'entrée de la base pour la réserver à un hotel de luxe.

Bonjour, monsieur le commissaire-enquêteur, 

Je m'adresse à vous concernant le dossier très important du classement anticipé de la voie d'accès principal à la base nature de Fréjus. Il s'agit en fait de modifier l'accès principal actuel de la base pour le réserver aux futurs clients de l'hôtel de luxe, qui auront ainsi également un accès privé à la mer. Les usagers lambda de ce qu'il restera de la base nature seront priés d'emprunter un accès secondaire près de la maison de l'emploi, qu'ils devront contourner, avant de se garer sur ce qu'il restera de parking de la base. 
Monsieur le commissaire enquêteur, ce projet est insensé. Comment permettre de laisser naître une voie privée pour un hôtel de luxe forcément privé, même s'il est bizarrement nommé dans la note de présentation de la ville "équipement public à vocation hôtelière" . Mais d'où sort cette étrange appellation ? Depuis quand un hôtel 5 étoiles est public ?  Peut-être est-ce une façon un peu grossière de vouloir contourner une disposition contenue lors de la vente de la base (par le ministère de la Défense à la ville de Fréjus en 1995,) qui faisait obligation d'affecter les terrains à des services publics ou d'intérêt collectif. Avec un hôtel, on en est bien loin ! 
De plus,cette construction d'hôtel se ferait sur une parcelle en bordure de rivage, ce qui est contraire à la loi littoral. 
Ne parlons même pas du fait qu'il faudrait massacrer une partie des espaces actuellement et réellement publics, eux, qui proposent des jardins méditerranéens, joli lieu de promenade. Ils se verraient amputés au bénéfice du luxe. 
Le public se verra donc obligé d'emprunter une  nouvelle voie qui ne longe plus la mer, pour se rendre sur une plage amputée car certainement en partie privatisée, après s'être garé sur un parking qui sera lui aussi diminué. On imagine sa satisfaction ....Les clients haut de gamme de l'hôtel risquent de ne pas apprécier non plus, de leur côté, le voisinage des familles qui fréquentent actuellement le skate-park, les terrains de sport ou les jeux pour enfants ... 
Bref, la base nature à laquelle tiennent tous les Fréjusiens et bien au-delà (toutes les enquêtes prouvent que le public y vient de très loin) va commencer à être défigurée dès que cette voie va être déclassée et offerte ( enfin si on peut dire) à un opérateur privé chargé de construire un équipement luxueux dont la rentabilité et l'utilité ne sont même pas assurées. Y a-t-il des études de marché sur ce sujet, tout comme pour l'aquarium et la discothèque qui devraient compléter la bétonisation de cette base nature ? Et si ces commerces ne fonctionnent pas, que va-t-il se passer dans quelques années ? Il existe l'exemple de la discothèque de Saint-Raphaël à quelques kilomètres de là, bâtie à grands frais et fermée quelques semaines après son inauguration, certes dans un contexte un peu spécial (un fait divers tragique). Mais les repreneurs ne se sont pas bousculés alors que l'équipement était construit, moderne et flambant neuf. Quant aux aquariums, ils n'ont plus le vent en poupe, l'heure étant à une autre vision du monde animal. 
Pour revenir au déclassement de cette voie, il me semble évident que ce serait une erreur de poser ainsi la première pierre, accomplir le premier pas, d'un projet irrémédiablement destructeur
J'ai lancé il y a quatre mois, une pétition pour  informer la population de ces projets et les combattre. Cette pétition, sur change.org (https://www.change.org/p/sauvons-la-base-nature-de-frejus-du-béton, a recueilli à ce jour 64 440 signatures, ce qui est énorme. Elle continue de tourner, preuve que l'attachement à ce lieu emblématique dépasse de loin la simple émotion locale. Ce sont des centaines de milliers de personnes, partout, qui veulent défendre un des derniers espaces de tranquillité, de liberté, gratuit, de toute la région, voire plus. 
La base nature mérite mieux que ce déclassement entrepris à la sauvette, qui sera lourd de conséquences. 
Je vous remercie d'entendre par ma voix, M. le commissaire enquêteurs, les protestations et les inquiétudes de ces milliers de citoyens qui se battent pour un cadre de vie commun.
Je vous adresse mes meilleurs sentiments.
 
Catherine Aubry
co-animatrice de la France insoumise Var-Est
Saint-Raphaël.
 

samedi 19 mai 2018

Pour l'égalité, la Justice sociale et la somidarité

Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité
Marée populaire le samedi 26 mai
Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l'égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.
Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations… Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la finance, où le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.
Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.
Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.

samedi 7 avril 2018

"On va attendre qu'on se prenne un coup de couteau ?" : les 3 victimes de Ramadan nous racontent leur vie après la plainte

Henda Ayari est la seule à avoir révélé son identité. Avec Christelle et Marie, elle subit une violente campagne de harcèlement depuis sa plainte contre Tariq Ramadan. Du harcèlement physique et non uniquement virtuel. - AFP

Henda Ayari est la seule à avoir révélé son identité. Avec Christelle et Marie, elle subit une violente campagne de harcèlement depuis sa plainte contre Tariq Ramadan. Du harcèlement physique et non uniquement virtuel.

   
Les trois victimes présumées de Tariq Ramadan subissent, depuis leur plainte, une campagne de harcèlement d'une rare violence. Pour la première fois, elles racontent toutes les trois en exclusivité à "Marianne" leur calvaire.
Elles sont trois. Peut-être plus. Mais ces trois-là ont porté plainte. Et pas contre n'importe qui : leur bourreau présumé est Tariq Ramadan, mis en examen puis en détention le 2 février à la prison de Fleury-Merogis. Une décision qui, pour toutes, a bouleversé le quotidien, parfois bien au-delà de ce qu'elles imaginaient. Menaces, insultes, agressions physiques, mais, heureusement aussi, soutiens venant parfois d'inconnus... Le processus judiciaire lourd face à un homme à l'incroyable réseau, prêt à tout pour les faire plier, leur fait parfois regretter leur plainte.
"Tu n'as que ce que tu mérites". Voici un des nombreux messages que reçoit chaque jour Marie*, qui a porté plainte pour viols contre Tariq Ramadan le 7 mars 2018. Ce message pourrait ressembler à tous les autres, mais il vient d'un de ses frères. Depuis sa plainte, "les relations familiales sont très compliquées", nous explique-t-elle, peinée. Ce jeudi 5 avril, elle a dû porter plainte contre lui. Outre les menaces de mort, il avait également divulgué son identité sur les réseaux sociaux. Une "véritable trahison" pour celle qui peut, malgré tout, compter sur le soutien d'une partie de sa famille. Henda Ayari, qui a porté plainte le 20 octobre 2017, n'a plus aucun soutien de ce côté-là : "Ma famille ne m'adresse plus la parole. Je suis très isolée".

Toute leur vie sur les réseaux sociaux

Les noms, numéros de téléphone et adresses des trois plaignantes ont été divulgués sur les réseaux sociaux. Henda Ayari déplore : "Je ne peux plus faire mes courses, je ne peux plus me balader dans la rue. Je sors désormais avec une casquette, un bonnet, des lunettes de soleil et la tête baissée". Suite à cette campagne de harcèlement d'une rare violence, toutes disent subir le même enfermement : "Je sors de moins en moins", témoigne Marie. De son côté, la deuxième plaignante surnommée Christelle*, qui a porté plainte le 27 octobre 2017, ne sort qu'en cas de nécessité absolue : "Pour des rendez-vous administratifs, ou avec mes avocats. Je me fais livrer les courses, maintenant". Deux semaines plus tôt, elle s'est fait insulter et cracher dessus : "Sale pute", "sale nègre", lui ont lancé quatre jeunes dans la rue.
Toutes font le récit glaçant de menaces, d'insultes, d'appels anonymes et d'agressions au quotidien. Et les témoignages se ressemblent : "Ça sonne chez moi en pleine nuit, je reçois des appels anonymes tous les jours, de gens qui respirent, ou qui rient à l'autre bout du fil". Tandis que Marie décrit un climat de "peur permanente", Christelle a préféré débrancher son interphone. "Je ne veux plus me réveiller en tremblant la nuit, lorsque des inconnus sonnent à ma porte", explique-t-elle.

"Cette surveillance nous terrorise"

Alors que, comme l'a révélé Marianne, les comités de soutien ont publiquement affirmé utiliser l'argent des différentes cagnottes collectées pour la défense de Tariq Ramadan pour faire "de la surveillance" et des "enquêtes privées", les trois plaignantes sa savent surveillées. "Je sais très bien que je suis en danger", nous confie Henda Ayari. Christelle a vu plusieurs de ses messageries piratées et reçoit des e-mails d'inconnus contenant "des informations très précises sur (s)a vie privée, sur (s)on emploi du temps". Et d'ajouter : "Cette surveillance nous terrorise". 
Depuis la mise en détention de Tariq Ramadan le 2 février, le harcèlement s'est durci. Quelques jours avant son agression, Marie amène son enfant à l'école. Une voiture s'arrête à sa hauteur, et le conducteur lui lance : "Tu vas voir ta gueule, fais attention à tes enfants". Selon la plainte qu'elle a déposée, et que nous avons pu consulter, elle devait ce jour-là se rendre à Paris pour voir ses avocats. Ses agresseurs ont-ils sciemment tenté de l'intimider avant la rencontre avec ses avocats ? Impossible de l'affirmer. Mais cela a suffi à la faire renoncer à son rendez-vous. Le 24 mars, elle est violemment agressée dans son hall d'immeuble, par deux hommes casqués, qui, après l'avoir tabassée, l'aspergent d'eau et lui lancent : "T'as de la chance que c'est pas de la pisse. La prochaine fois, ce sera de l'essence".

Précarité financière

A cette campagne de harcèlement, s'ajoute une précarité financière qui commence, pour certaines, à compromettre le déroulement judiciaire. Henda Ayari n'a pas de "travail alimentaire". "Je ne peux travailler comme avant, tout le monde me reconnaîtrait ...", explique-t-elle. Aujourd'hui, elle s'investit bénévolement dans son association, "Libératrices". Christelle, programmatrice informatique, vit "en dessous du seuil de pauvreté". Elle tente de remonter une entreprise, mais "c'est dur dans ces conditions", déplore-t-elle. Des difficultés financières qui influent directement sur leur sécurité. Henda Ayari, dont la voiture a encore été endommagée samedi 31 mars, et qui essuie des dizaines de menaces de mort par jour, a tenté de porter plainte contre X. : "Pour cela, je dois effectuer un constat d'huissier. Et je n'ai pas les moyens de le faire". En outre, la première à avoir porté plainte contre l'islamologue s'étonne du peu d'intérêt que les associations féministes portent à son affaire : "Je n'ai reçu absolument aucun message d'associations féministes, ni aucun soutien financier. Même celles qui bénéficient de subventions n'ont pas levé le petit doigt pour nous", s'emporte-t-elle.
Les réseaux sociaux constituent tout de même, pour ces trois femmes, un espace privilégié et singulier. Malgré les menaces qu'elles essuient, Marie, Christelle et Henda Ayari ne souhaitent pas les quitter : "Je suis constamment insultée sur les réseaux sociaux, mais c'est aussi l'endroit où je suis soutenue par beaucoup de gens", explique la première. Henda Ayari, qui n'est pas soutenue par sa famille, ne peut se passer de ces messages d'inconnus : "Ce sont les anonymes qui me soutiennent. S'ils n'avaient pas été là, je n'aurais pas tenu le coup". Christelle a, de son côté, crée un compte Twitter avec ce nom d'emprunt, utilisé par la presse : "Je ne voulais plus être seulement celle qui s'est faite sodomisée et pissée dessus. Je suis autre chose que cela, et je voulais que les gens le sachent", affirme-t-elle, avant de souligner le réconfort que constituent ces messages de soutien virtuels

"Nous sommes à la limite de la non-assistance à personne en danger"

Pourtant, aucune ne s'attendait à un tel degré de violence. "Je savais que ça allait être dur. Mais pas à ce point-là", nous confient-elles d'une même voix. Henda Ayari a perdu du poids, est très fatiguée. Christelle a attrapé un ulcère. Deux d'entre elles ont même envisagé de retirer leur plainte. "Franchement, je me suis posée la question. Est-ce que ça vaut le coup ? Les appels au meurtre, au viol …", avoue Henda Ayari. Marie a également pensé à tout arrêter après son agression : "J'ai surtout peur pour mes enfants", affirme-t-elle. Malgré ces doutes, toutes les trois sont finalement décidées à continuer. "Si cela peut pousser d'autres femmes à porter plainte, il faut le faire", nous dit Henda Ayari. "Il faut l'empêcher de recommencer", martèle Marie*. Christelle, elle, n'a jamais remis en question sa décision : "Je peux passer des journées, terrorisée, à pleurer chez moi. Mais je n'ai jamais regretté ma plainte".
Après son agression, Marie a demandé une protection policière. "J'attends toujours", nous dit-elle. Ça devient urgent". Toutes ont demandé à déménager, "mais ça traîne …", nous confie Henda Ayari. Le mercredi 28 mars, elle s'est rendue à la marche blanche en hommage à Mireille Knoll, cette octogénaire juive sauvagement assassinée quelques jours plus tôt. Inquiète, elle a tenté de contacter la police afin de bénéficier d'une protection. Ses nombreux messages sont restés sans réponse. "Je me suis quand même rendue au rassemblement, et dans le métro, un homme est passé devant moi et m'a craché au visage", affirme-t-elle. Après l'agression de Marie, Christelle s'inquiète : "Avec mes béquilles, je ne peux même pas m'enfuir en cas d'agression …".
Alors que leur quotidien est régi par la peur d'être reconnues, insultées, agressées, elles imaginent le pire aujourd'hui : "Va-t-on attendre que l'une de nous se prenne un coup de couteau ?!" s'insurge Christelle. Selon elle, "nous sommes à la limite de la non-assistance à personne en danger".


          

lundi 2 avril 2018

samedi 24 mars 2018

La réforme qui déraille par Caroline Fourest























E. Coqurel, gorge nouée, se dit "Eberlué par tant d'héroÏsme de la part d'A. Beltrame"





Je ne pense pas en effet qu'il y ait besoin de plus de "prise de conscience" par rapport au danger de l'islamisme radical . Il s'agit d'un danger contre lequel on demande simplement à ceux qui sont aux responsabilité de les assurer .
Par contre dans la nuit du 22 au 23 s''est déroulé un événement qui réclamerait lui toute notre attention et une sacrée prise de conscience : l"évacuation d'une rare violence d'un amphitéatre à Montpellier avec des scènes dignes de ce qui en avaient choqué tant en Catalogne . Sauf que là, ce sont nos enfants les victimes, et les agresseurs, ce ne sont même pas des "forces de l'ordre" . Je ne suis pas de Montpellier. Pourtant j'ai bel et bien la gorge nouée à la vue des actes filmés tant bien que mal , des étudiants choqués , de l'implication plus que probable du Recteur ....qui se paye le luxe de se féliciter du résultat obtenu. J'ai le regret de dire que je place en avant dans l'horreur cet acte , moins meurtrier mais bien plus inquiétant pour notre démocratie.

Bigard : on a enfin leur rapport (confidentiel) financier ! Mais...





François Ruffin

Député de la Somme

Secret des affaires : ce que vous ne verrez jamais dans la loi !

Vous vous souvenez de "l'affaire Bigard" ?
Ca avait commencé avec Richard Ramos, mon collègue du Modem, qui demandait à ce que l'entreprise publie ses comptes (comme la loi l'y oblige). En Commission, le représentant de l'entreprise avait... boudé les députés.
Avec une vingtaine de signataires parlementaires, nous avions envoyé un courrier à Monsieur Bigard, pour lui rappeler à son bon devoir. 
Lettre morte.
Tout n'est pas noir : ce rapport financier, finalement, on l'a eu. Mais pas grâce à la générosité de Bigard. Pas non plus parce que le fisc, ou Bercy, ou une armée de contrôleurs des impôts seraient allés fouiner dans les dossiers. 
C'est un salarié qui m'a confié ce document, pourtant confidentiel. Un salarié qui a pris tous les risques. Voilà comment l'Assemblée possède aujourd'hui les comptes d'une des plus grandes entreprises française, détenue par un des Top 10 des plus grandes fortunes de françaises, leader mondial de la viande. 
Un salarié. 
Pourquoi on vous raconte tout ça ? Parce que cette semaine en Commission et la semaine prochaine, En Marche ! fait voter une loi sur le secret des affaires. Et il est bien probable qu'une fois cette loi passée, le rapport Bigard qu'on nous a lâché soit bien le dernier.
Copiée-collée des lobbies à Bruxelles, vous n'y trouverez donc aucune protection pour les lanceurs d'alerte, les ONG, les journalistes. Retrouvez mon discours en Commission et nos propositions (rejetées par la majorité).
Voir la vidéo
Nos propositions
Au fait, j'ai débarqué sur Telegram !
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François Ruffin



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vendredi 23 mars 2018

Articles de Marianne N° 1097

Macron, la tentation de la toute puissance


A trop prétendre incarner l'autorité présidentielle restaurée, le chef de l’État en vient à gouverner seul, en contournant les corps intermédiaires. Au risque de se couper du pays. Même certains de ses soutiens commencent à s'en inquiéter.




mardi 20 mars 2018

Participation à la manifestation du 22 mars 2018



Déclaration unitaire :
Défendons tous les services publics ! Solidarité avec les cheminots et les cheminotes !
Voilà des années que les gouvernements successifs ont fait le choix de la privatisation des transports 
contre le climat, l'égalité et le social : sous-investissent dans le rail et  investissement massif vers 
autoroutes et autocars, privatisés qui favorisent notamment l’explosion du trafic de marchandises par 
poids lourds.

Depuis 1997 et la création de RFF, la SNCF est toujours plus segmentée, pour casser le corps social 
cheminot et poursuivre les privatisations  préconisées par les « directives » européennes. Aujourd’hui 
Macron pousse au bout la logique, de l’éclatement de la SNCF. Partout en Europe, les recettes qu’il 
veut appliquer  produisent la disparition de lignes, l’explosion des prix, la vétusté des installations et 
des trains, la disparition du fret. C'est toute la population qui paie triplement l'addition : financièrement, 
par l'inégalité territoriale induite et par sa santé altérée par la pollution générée. 

Après 20 ans d'une libéralisation amplifiée, l'empilement des directives européennes poussant dans ce 
sens, Macron propose d’achever le service public ferroviaire par ordonnances avec des conséquences 
dramatiques pour les usagers et l’aménagement des territoires. Pour y arriver, Il accable les 
cheminot•tes, les faisant passer pour des privilégié.es qui, comme les retraité.es, les étudiant.es ou les 
chômeurs.ses, ruineraient la France. La réalité est tout autre : ils et elles se battent pour sauver l'emploi
 des générations qui viennent. 

Le train n’est pas qu’un moyen de locomotion, c’est un service public, un outil essentiel à la transition 
écologique et il est insupportable qu’il puisse s’arrêter aux portes des grandes métropoles. La bataille du 

 service public ferroviaire est d’abord une bataille pour l’égalité.

Face à ce gouvernement, qui veut parachever la transformation d’un service public censé être guidé par

l’intérêt général en une entreprise du CAC 40, , les cheminots et les cheminotes ne sont comptables de 

rien. Pas plus que les étudiant.es qui perdent une partie de leurs APL, les retraité.es qui voient la CSG

augmenter, les personnels de soins, les enseignant.es, les chômeurs.ses ou l'ensemble des 

fonctionnaires. Pas plus que les migrant.es qui subissent une politique indigne. 


Macron et Philippe veulent en faire des bouc-émissaire  ? Nous affirmons collectivement qu’ils et elles
 sont les victimes des politiques libérales menées depuis tant d’années, qui expliquent la montée de 
l'extrême droite partout en Europe. 

Ils nous veulent désunis ? Nous répondons que nous serons dans la rue le 22 mars pour défendre 
 l’accès au service public, à commencer par le ferroviaire, les cheminot-e-s, mais aussi l’ensemble des 
fonctionnaires et l’intérêt des usager-e-s. 

Alternative Libertaire (AL) ; EELV ; Ensemble ; Gauche Démocratique et 
sociale (GDS) ;  Géneration.s, ;Groupe Parlementaire FI, NPA ; Nouvelle 
Donne, PCF ; PCOF ; Parti de Gauche (PG),République et socialisme,

P.S. Pour nous, habitants de Fréjus - St Raphaël 
Rassemblement à Draguignan à 10h30, à la sous-préfecture.