mercredi 18 décembre 2019

Delevoye est parti Sa réforme doit partir !

Il n'y a rien à négocier dans la contre-réforme des retraites Macron-Philippe.
Delevoye parti,tout doit être retiré...
... pour préserver l'ensemble des droits des travailleurs :
maintien des 42 régimes de retraites !
... pour préserver les droits acquis des femmes travailleuses :
maintien des droits familiaux et de la pension de réversion !
... pour préserver le droit à partir à la retraite en bonne santé :
refus de l'âge pivot et retour à l'âge légal à 60 ans !
... pour ne pas subir la précarité à vie :
non au sacrifice de la jeune génération... et de toutes les autres !
... pour ne pas être condamné à la misère :
maintien du système par répartition fondé sur la solidarité !
... pour préserver le statut des enseignants :
non à la « refonte du métier et de la carrière » et aux primes en contrepartie
de travail supplémentaire !
... pour préserver l'indépendance des organisations syndicales.
Retrait de la contre-réforme des retraites !
Maintien des 42 régimes spéciaux !




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Au lendemain de la grève et des puissantes manifestations du 17 décembre Les syndicats « demandent au gouvernement le retrait total du projet sans délai »



Une des principales caractéristiques du gouvernement Macron-Philippe, c’est d’être un gouvernement de menteurs. Dans les grandes choses, comme dans les plus petites. Ainsi ce matin, la ministre Borne, interrogée sur France Inter, déclare avec assurance : « Tous les billets SNCF seront honorés à la date prévue ou à une autre, sans aucun frais supplémentaire pour les voyageurs. » « Sans aucun frais, vous êtes sûre ? », interroge à deux reprises la journaliste. Par deux fois, la ministre confirme : « Sans aucun frais. » Jusqu’à ce que la journaliste objecte : « Ce matin, j’ai changé mon billet et il y avait des frais. »

Anecdote ? Non : méthode de gouvernement. On ment, on assène des contre-vérités et on se dit que les médias aidant, on finira par faire passer des mensonges pour des vérités. Le problème, c’est que les travailleurs sont malgré tout de plus en plus informés. Ils mesurent que chaque aspect de la contre-réforme des retraites repose sur des mensonges, qu’il s’agisse de la démographie, de l’équilibre financier ou d’autres aspects encore.

Au lendemain du 17 décembre qui a vu, n’en déplaise au ministre de l’Intérieur, une mobilisation massive, les dirigeants de la CGT, de Force ouvrière, de la FSU, de Solidaires ont réaffirmé que les prétendues négociations qui s’ouvrent aujourd’hui n’avaient pas d’objet si elles ne commençaient pas par le retrait du projet gouvernemental.

« Coup de théâtre » auquel tout le monde s’attendait : aujourd’hui, 18 décembre, Macron fait connaître à 11 h 58 qu’il est « disposé à améliorer » le projet de réforme notamment « autour de l’âge pivot ». Merci, Monseigneur, pour cette générosité...

Scénario prévisible. Peut-être permettra-t-il à Laurent Berger d’y voir une ouverture ? Mais pour tous les travailleurs qui ont fait grève et manifesté, c’est la totalité du projet Macron-Philippe qui doit être retiré (lire à ce sujet le dossier publié ce jour dans La Tribune des travailleurs hebdomadaire).

Le Figaro, qui examine aujourd’hui « les scénarios de sortie de crise », constate que chacun « apporte plus de complications que de solutions ». Et surtout, il met en garde contre le risque de « tuer dans l’œuf l’amorce d’un système par capitalisation et de fonds de pension à la française très attendu des banques et des assurances ».

Peut-on dire plus clairement qu’il s’agit d’un choc classe contre classe ? Hier Delevoye, l’homme des assurances, aujourd’hui Pietraszewski, l’homme du patronat du commerce de grande distribution, agissent au service de leurs commanditaires pour casser les droits ouvriers.

Les dirigeants des organisations ouvrières affirment vouloir respecter le mandat des millions de grévistes et manifestants du 5, du 10, du 12 et du 17 décembre : le retrait et rien d’autre. Dès lors, il leur revient d’appeler les travailleurs à se préparer à l’inévitable bataille majeure : la grève générale, seule à même aujourd’hui de briser la résistance du gouvernement et d’imposer le retrait.

mardi 17 décembre 2019

Le 17 décembre, plus encore que le 5 décembre, des millions en grève et en manifestation disent : « Retrait ! »



Un million et demi ? Plus ? Manifestants et grévistes sont nombreux ce 17 décembre. Puissante, la grève est souvent reconduite. Édouard Philippe peut toujours se dire confiant dans les rencontres prévues avec les syndicats, lui et Macron sont loin d’en avoir fini avec l’exigence du retrait criée par des millions. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire cette réponse adressée par un agent de la RATP au courrier que lui et ses 42 000 collègues ont reçu de la direction de l’entreprise (extraits).

« Monsieur le Directeur,
(…) En 2000, lorsque je suis entré à la RATP, la personne qui m’a reçu (...) m’a expliqué que le métier auquel je postulais comportait de nombreuses contraintes. Et non des moindres : horaires décalés (amplitude de 4 h 30 à 1 h 35 du matin. Quatre heures pour chauffer les trains quand il gèle dehors pendant que beaucoup rêvent encore de leurs dernières vacances dans leur lit douillet); travail de nuit (Noctilien, train de travaux...); services décalés (coucher à 3 heures du matin pour un réveil à l’heure du coucher lors de la reprise après repos); repos décalés avec travail les week-ends (pendant que mes amis se réunissent pour l’apéro); vacances décalées par rapport à celles du conjoint; travail les jours fériés (pendant que d’autres font la fête); dormir au dépôt de bus pour être certain d’être dans les cinq premiers à poser le 24 décembre en CA; travail à Noël pendant que les enfants ouvrent les cadeaux (sauf cette année parce que je suis toujours gréviste malgré votre courrier).

À l’énoncé de toutes ces contraintes, j’ai hésité à me lever pour quitter la pièce, mais la personne m’a expliqué qu’il y avait des compensations intéressantes : calcul de la pension sur les 6 derniers mois; bonification par le 1/5e; possibilité de départ à la retraite à 50 ans si 25 ans de service (SANS décote).

(…) Or, aujourd’hui et après trois réformes de suite, les contraintes subsistent, voire s’amplifient, tant les conditions de travail se dégradent au quotidien ; mais les compensations quant à elles, disparaissent réforme après réforme : on ne part plus à 50 ans mais à 52 et bientôt 53; si on part au bout de 27 ans de service (et plus 25 !), on a une telle décote que celle-ci nous oblige à continuer (jusqu’à 64 ans très bientôt, sinon, en plus, de la décote on aura aussi un malus comme pour les voitures); la bonification est remise en cause et le mode de calcul également.

Et aujourd’hui, à la lecture de votre courrier, je dois encore croire que demain, avec la retraite à points dont personne n’est capable de dire quelle sera sa valeur et si ma pension sera la même durant toute la durée de ma retraite, je ne serai pas concerné par la réforme actuelle ? (…)
Un agent gréviste pour la défense d’un système de retraite SANS points. »