vendredi 6 juillet 2018

Un an d'insoumission fêté à Marseille

Une belle fête, jeudi soir à Marseille, pour célébrer un an d'insoumission, en présence du député local, Jean-Luc Mélenchon.
Un Mélenchon, combatif et en pleine forme même si le travail parlementaire est harassant, car mené à marche forcée, histoire de faire passer toute sortes de loi avec un minimum de débats. 
JLM a dressé le bilan de cette année passée à l'assemblée nationale  avec ses 16 camarades, tous aussi motivés et bagarreurs, ne laissant rien passer. Le responsable du groupe parlementaire de la France insoumise a aussi indiqué que la prochaine grande bataille sera sans doute celle de la Sécurité sociale, menacée, et aussi des retraites dont le principe risque d'être profondément modifié. 
Enfin, Mélenchon a aussi évoqué la bataille électorale qui nous attend : celle des Européennes, avec des rapprochement avec plusieurs pays sous la bannière commune "Maintenant le peuple". La liste que présentera la France insoumise est presque bouclée. J'ai l'honneur d'y figurer. D'où ma première intervention sur le podium du cours Julien pour me présenter, avec les autres candidats venus du sud comme Bernard Borgialli, leader syndical SNCF à Marseille ou Kamel Bendjeguellal, chauffeur poids-lourd et responsable de Fakir dans les Bouches-du-Rhône.
On se reverra tous bientôt.
En attendant, un bel été à chacun, avec du repos et plein de bonheur. Prenons des forces, la rentrée risque d'être chaude ....
Catherine Aubry  
Jean-Luc Mélenchon avec sa suppléante Sophie Camard 


"Et maintenant le peuple"  sera le slogan de la campagne européenne

Avec une partie des candidats du sud .....

Une belle délégation de Varois à Marseille


Le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France dopé de 140% en dix ans

"Pognon de dingue"
 Par Anthony Cortes

Le montant cumulé des 500 plus grandes fortunes de France a plus que doublé en dix ans, constituant un nouveau record, selon le magazine "Challenges" qui publie son classement 2018. Un palmarès que Bernard Arnault, propriétaire du groupe LVMH, domine toujours.
Pour eux, pas de problème de pouvoir d'achat. Bien au contraire même. D'après les données récoltées par le magazine économique Challenges, qui publie son classement annuel des 500 plus grandes richesses de France, le montant cumulé de leur fortune a plus que doublé en dix ans. Atteignant désormais 650 milliards d'euros. Un "plafond jamais atteint", note l'hebdomadaire. Sur une seule année, entre 2017 et 2018, ce magot a même progressé de 13%.
La fortune cumulée des plus riches de France représente près de 30% du PIB du pays en 2018, contre 10% en 2009. "Le nombre des milliardaires en euros de notre classement atteint, pour la première fois depuis 1996, la centaine", souligne le magazine, pointant que le patrimoine des 500 plus grandes fortunes a précisément progressé de 140%, "quand l'encours d'épargne des Français dans le livret A n'a crû que de 35%".
Pour la deuxième année consécutive, le propriétaire du groupe de luxe LVMH, Bernard Arnault, truste la première place de ce classement. La fortune de l'homme d'affaires, première d'Europe et quatrième mondiale, atteint 73,2 milliards d'euros, contre 18 milliards en 2008. Il est suivi, à la seconde place, par Alain et Gérard Wertheimer, les deux propriétaires de Chanel, avec une fortune estimée à 40 milliards d'euros à eux deux.
Le reste du peloton de tête est constitué d'Axel Dumas, gérant d'Hermès, avec 39,6 milliards. Il devance de peu Françoise Bettencourt-Meyers, la propriétaire du groupe l’Oréal (39,3 milliards). Gérard Mulliez, fondateur du groupe Auchan prend lui la cinquième place avec 38 milliards, devant François Pinault (30,5 milliards), propriétaire du groupe de luxe Kering.
Si le luxe se porte bien, c'est plus difficile pour le secteur des télécoms... La plus grosse chute est à attribuer à Patrick Drahi, gérant du groupe de télécommunications et de médias Altice qui perd quatre places pour se retrouver 12ème. Sa fortune a quasiment été divisée par deux en une année, de 14 à 7,7 milliards d'euros. Il n'est pas le seul à sortir du top 10, Xavier Niel, propriétaire de Free et copropriétaire du groupe Le Monde, a vu son patrimoine fondre de 9,4 milliards à 6,8 milliards d'euros. 




Femmes de ménage, nounous, profs particuliers... premiers sacrifiés du prélèvement à la source ?

Par Anthony Cortes

Pour les salariés de particuliers (aide ménagère, garde d'enfants, aide aux devoirs, etc.), le prélèvement à la source est décalé d'un an pour entrer en vigueur en 2020... où ils auront à payer deux années d'impôts. Explications.
La mise en place du prélèvement à la source est pleine de surprises. Et pour les salariés de particuliers, elles ne sont pas forcément bonnes. Dans une interview parue dans le quotidien La Croix, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a annoncé le report du prélèvement de l'impôt sur le revenu à la source d'une année pour les aides à domicile, catégorie constituée d'aides ménagères, de nounous ou de professeurs particuliers, par exemple. Ils n'auront donc rien à payer en 2019, avant de devoir régler deux années d'impôt en 2020.

Le mécanisme de prélèvement inopérant

Une double addition qui s'explique par un retard. Bercy avait, à l'origine, prévu un système "tout en un" pour récolter cet impôt "à la source". Avec ce système, le particulier-employeur devait simplement verser chaque mois le salaire brut de l'employé à la sécurité sociale qui, elle, devait redistribuer les parts dues aux impôts et à l'employé. Mais ce mécanisme, initialement prévu pour fonctionner dès janvier 2019, n'est pas au point, comme le craignait Cendra Motin, députée LREM chargée de suivre la mise en place du prélèvement à la source. Le gouvernement s'est donc résolu à reporter les grands débuts de ce dispositif pour les salariés de particuliers.
"Ce décalage d'une année est une mesure de simplification, explique Gérald Darmanin à La Croix. Il va nous donner le temps de finaliser le système "tout en un"." Si ce report fait les affaires de l'Etat, c'est moins le cas pour ces salariés...
En 2020, ils auront donc à payer deux années d'impôts. Une conséquence que le ministre des Comptes publics assume. "Il s'agit d'un report d'imposition, précise-t-il. En 2019, ces salariés ne paieront pas d'impôt du tout, sauf s'ils souhaitent opter pour le versement d'acomptes libres au cours de l'année. L'année suivante, à partir de janvier, ils paieront comme les autres salariés leur impôt par prélèvement à la source sur les revenus perçus en 2020. Puis, de septembre à novembre 2020, avec un paiement étalé sur trois mois, ils paieront aussi leur impôt sur les revenus 2019." Pour les 250.000 salariés employés de particuliers redevables de l'impôt sur le revenu, il va donc falloir mettre de l'argent de côté en 2019 pour payer ses impôts en deux fois en 2020.

Une décision saluée par les particuliers-employeurs

Une annonce qui ne fait pas que des mécontents. La Fédération des particuliers employeurs de France (Fepem) salue, par communiqué, la décision du gouvernement. Une "position de sagesse", selon elle, qui doit permettre la préparation d'un dispositif de prélèvement de l'impôt "dématérialisé" géré par les services de l'Etat. Car les particuliers-employeurs craignaient de devoir eux-mêmes calculer et récolter les impôts de leurs salariés pour ensuite les transmettre à l'Etat, comme n'importe quelle entreprise. De ce côté-là, c'est un soulagement.
D'autre part, la Fepem continue de s'inquiéter pour le versement du crédit d'impôt réservé aux particuliers-employeurs. En employant une aide à domicile, ils bénéficient d'une réduction fiscale égale à 50% des dépenses supportées. Et s'ils ont mensualisé le règlement de leurs impôts sur le revenu, cette ristourne s'applique chaque mois.
Comme Marianne avait déjà pu l'expliquer, les règles vont changer avec la mise en place du prélèvement à la source en janvier 2019. Même si le taux va rester le même, il n'y aura plus de réduction de la note au moment du paiement de l'impôt, que celui-ci soit annuel ou mensuel. Le remboursement du crédit d'impôt se fera en deux temps. Un premier acompte sera versé en janvier, d'un montant de 30%. Et les 70% restants seront versés à la fin du mois d'août. En clair, les employeurs seront contraints de faire des avances de trésorerie à l'Etat d'avril à août...
En tout cas, si le gouvernement s'entête à conserver ce mécanisme. Car, pour soulager leur trésorerie, les particuliers-employeurs demandent que le crédit d'impôt puisse leur être versé chaque mois. "Ce n'est pas envisageable à court terme, répond Gérald Darmanin dans La Croix. La réforme vise à adapter l'impôt à l'évolution des revenus, elle n'a pas pour objet de rendre le crédit d'impôt contemporain des dépenses."